In love with the dead
Réalisateur: Danny Pang
Genre: Drame
Pays: Hong Kong
Durée: 97 mins
Année: 2007
Acteurs: Shawn Yue, Stephy Tang, Yoka Yue, Cho Wing-Lim, Zeng Yaqi
L'histoire
Wai est une jeune femme qui vient d'apprendre qu'il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre, elle serait atteinte d'un cancer de l'estomac. Elle décide donc de plaquer son job et de goûter pleinement à ses derniers jours. Ming, son fiancé, entend bien l'accompagner et décide de lever le pied coté boulot. Puis, tout se complique, Ming tombe sur Fong, une copine d'école devenue cadre. A l'époque, ils étaient amoureux l'un de l'autre.
Mon avis
Après avoir lu le résumé du point de départ du film, vous vous dites: "ok, c'est une histoire de triangle amoureux, avec une femme atteinte d'une grave maladie pour rajouter du pathos. Encore un film pour pleurer?!"
C'est vrai et faux. Vrai, parce qu'il n'y a pas de scènes comiques. Faux, parce que les réalisateurs asiatiques aiment le mélange des genres. Ainsi, quand la jeune femme amoureuse et affaiblie par la maladie semble être devenue la version hongkongaise de Sadako (cf.Ring de Hideo Nakata), on jette la boite de mouchoirs et on se cache sous la couverture. Au passage, je vous rappelle que Danny Pang est le co-réalisateur (avec son frère Oxide Pang) de The eye et de ses suites.
Alors?! On fait moins les malins maintenant! Si vous voulez pleurer et être attendri, il va falloir le mériter! Mais attention, pas de bras tranchés ou de geyser de sang, on n'est pas non plus devant Machine Girl.
Les acteurs font leur boulot, surtout Shawn Yue (vu dans pas mal de films qui ont bien marché au box office: Infernal Affairs 2, Initial D, Dragon Tiger Gate, Coq de combat et récemment Legend of the fist). Il joue avec nuances et crédibilité, un mari très amoureux, tentant de tenir bon auprès de sa femme dont la santé se dégrade; un homme confronté à la tentation de l'adultère.
Le film peut se découper en deux parties, avec une cassure dans la trame scénaristique qui est très marquée. On a presque l'impression de voir deux compositions sur la même thématique. Pendant le dernier quart d'heure, le rythme s'accélère afin de mettre en valeur les nombreux rebondissements.
En résumé, Danny Pang s'en sort très honorablement. En mélangeant plusieurs ingrédients classiques, il arrive à créer un film original, avec lequel on ne s'ennuie pas et qui peut toucher un public assez large.